Par la Rédaction
paru en mars 2019
L'Âme des Lieux N° 4
    • Capitalisme de connivence public-privé
    • Le désespoir d'une jeunesse

    Algérie : Un pays qui vit… et qui meurt de la rente pétrolière

    L’économie algérienne reste fortement dépendante des hydrocarbures, avec une rente redistribuée de manière clientéliste.
    Par Étienne Augris, professeur d'histoire-géographie. Cartographie : Allix Piot

    Lorsque Houari Boumediene nationalise l’exploitation des hydrocarbures en 1971, l’objectif est d’utiliser les recettes pour le développement d’un outil industriel qui assurera la souveraineté économique du pays. Pourtant, si la compagnie nationale, la Sonatrach, a bien prospéré jusqu’à devenir la première entreprise pétrolière africaine, son essor n’a pas eu d’effet d’entraînement sur le reste de l’économie. Les industries lourdes algériennes sont demeurées dépendantes des technologies et des financements étrangers. L’échec de la politique agricole a maintenu le pays dans une dépendance alimentaire. Après 1986, la chute des prix du pétrole a mis à mal une situation économique et sociale déjà fragile. Les émeutes de 1988 peuvent se lire comme une révolte politique sur fond de malaise social. C’est le moment où la dette du pays explose – aspirant 75 % des recettes d’exportations ! – contraignant les autorités à accepter la politique d’ajustement structurel du FMI en 1994. Une politique libérale qui renforce encore plus la dépendance du pays en accélérant sa désindustrialisation.

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