Par la Rédaction
paru en mars 2019
L'Âme des Lieux N° 4
    • Sword et Gold Beach, les secteurs britanniques
    • Juno Beach, le secteur canadien
    • Omaha & Utah Beach, pointe du Hoc et les secteurs américains

    Les plages du débarquement, sites naturels d’exception

    Le 6 juin sera commémoré le Débarquement et son 75e anniversaire. Lieux de mémoire, les plages normandes recèlent aussi des trésors naturels insoupçonnés.
    Par Arnaud Guérin, géologue, photographe et auteur

    Les opérations du Débarquement débutèrent à 0 h 20, le 6 juin 1944, quand six planeurs se posèrent dans les marais de l’estuaire de l’Orne avec pour mission de prendre deux ponts sur le fleuve, dont le célèbre Pégasus Bridge. Commençait ce qui allait devenir « le jour le plus long »…

    Les plages du Débarquement sont au nombre de cinq. Leurs noms de code sont restés célèbres : Sword, Juno, Gold, Omaha et Utah Beach. Elles se répartissent d’est en ouest sur plus de 80 kilomètres, de l’estuaire de l’Orne à la côte est du Cotentin. Ce littoral présente une diversité de paysages étonnante : des côtes plates sableuses entre Ouistreham et Asnelles, d’imposantes falaises entre Arromanches et la pointe du Hoc, et enfin des dunes à perte de vue dans la Manche. Il abrite en outre deux estuaires : celui de l’Orne et celui de la baie des Veys (débouché littoral de la Vire, de l’Aure, de la Douve et de la Taute).

    Sword et Gold Beach, les secteurs britanniques


    Situé le plus à l’est des plages du Débarquement, le secteur de Sword Beach n’était pas inclus dans les plans initiaux des opérations. Il fut ajouté pour étendre le front d’attaque de Langrune-sur-Mer à Ouistreham. Compte tenu de la présence des récifs du Calvados (hauts fonds rocheux) et des importantes défenses du mur de l’Atlantique à Ouistreham, les opérations de débarquement de Sword eurent lieu principalement face aux villages d’Hermanville et de Colleville. C’est à cet endroit que débarquèrent les 177 fusiliers-marins français des commandos Kieffer. L’objectif principal des troupes de la 3e division britannique était de prendre dans la journée la ville de Caen située à 10 kilomètres à l’intérieur des terres. La contre-attaque allemande en décida autrement. Caen ne fut libérée que le 19 juillet après une bataille qui laissa la ville en ruine.

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