Par la Rédaction
paru en septembre 2018
L'Âme des Lieux N° 2
    • Lutte contre la corruption

    Le Brésil en plein doute

    La destitution de Dilma Roussef en 2016 a entraîné le pays dans une grave crise politique. Les élections d’octobre s’annoncent incertaines.

    Par Étienne Augris, professeur d'histoire-géographie


    Moment crucial pour le Brésil, cet automne. Comme tous les quatre ans, les Brésiliens élisent leurs gouverneurs, leurs parlementaires étatiques et fédéraux et leur président. Les derniers scrutins ont été marqués par une certaine continuité : « Dilma » Roussef, élue en 2010 et réélue en 2014, a succédé (avec la bénédiction de son prédécesseur) à Luiz Inácio « Lula » Da Silva, figure historique de la gauche, lui-même élu et réélu président, en 2002 et 2006.

    Cette fois, le scrutin d’octobre est porteur de nombreuses incertitudes. Le pays traverse une grave crise politique au cours de laquelle la présidente a été destituée, officiellement pour des manipulations comptables du budget. Mais ce motif est un prétexte qui n’a trompé personne, surtout pas les partisans de son Parti des Travailleurs (PT) qui ont qualifié de « coup d’État parlementaire » le vote d’août 2016. Le nouveau président, Michel Temer, a hérité du poste sans élection, en tant que vice- président. Depuis il bat des records d’impopularité. Lui- même de centre-droit, il mène une politique plus à droite que les gouvernements de gauche précédents dirigés par le PT entre 2003 et 2016.

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